Témoignage : « le but, c’était de la détourner de sa douleur, et ça a réussi »

Madame Sylvie Thévenot, infirmière en cancérologie à la clinique Victor Hugo du Mans utilise Bliss régulièrement pour apaiser la douleur des patients lors de différents soins. Elle a accepté de témoigner pour nous.

image de fond témoignage
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  • Bonjour Madame Thévenot, vous êtes infirmière à la clinique Victor Hugo du Mans, c’est bien ça ?

Bonjour, oui exactement, je travaille en cancérologie.

  • D’accord… il y a quelques semaines, vous avez utilisé Bliss sur une patiente, Madame Chassevent, lors d’une application de capsaïcine ; pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste ce soin ?

La capsaïcine s’applique aux patients qui ont des douleurs neuropathiques généralement chimio-induites, c’est-à-dire que c’est la chimio qui les provoque. Il y a une atteinte des petits nerfs souvent des mains et des pieds. Pour madame Chassevent, c’était essentiellement au niveau de la plante des pieds.

Ce soin est une application de patchs à base de piment qui viennent brûler les petites terminaisons nerveuses et modifient la perception de la douleur au niveau du cerveau.

Pour les pieds, ce soin dure environ 30 minutes, pour les autres zones du corps, c’est 1 heure et l’effet n’est visible qu’au bout de 15 jours.

  • Cette application est-elle douloureuse pour le patient en général ?

Elle peut être douloureuse oui, tout à fait, il peut y avoir une sensation de brûlure, les patients sont souvent engourdis et en cas de douleur trop importante, on peut donner un antalgique palier 2 et même aller jusqu’à enlever les patchs.

  • Ce type de soins est-il effectué fréquemment ?

Non, c’est très rare, pendant l’année, on a dû en effectuer seulement une dizaine. C’est une des dernières alternatives qui intervient seulement en cas d’échec des autres traitements pour ce type de douleur.

  • D’accord… Vous avez donc utilisé Bliss pour traiter Madame Chassevent, le dispositif vous a-t-il paru contraignant pour la pose des patchs ?

Alors pour madame Chassevent, si j’ai utilisé Bliss c’était principalement parce qu’elle était très volubile et centrée sur sa douleur : elle était focalisée sur sa souffrance et n’arrivait pas à penser à autre chose que ses pieds. Moi je n’arrivais même pas à essayer de la détourner de ça… Généralement, pendant le temps de pose, je discute avec les patients de choses vraiment différentes pour les distraire. Mais avec elle, je n’y arrivais pas du tout alors j’ai pensé à Bliss : je le lui ai proposé et elle a adhéré tout de suite.

Elle tournait la tête dans tous les sens ; je lui ai mis le casque pendant une demie heure et je lui ai laissé finir après la fin du soin, elle n’a même pas remarqué qu’une autre personne était entrée dans la pièce. J’ai senti qu’elle était super contente et que ça lui avait fait du bien. Pour moi, le but c’était vraiment de la détourner de sa douleur chronique en la focalisant sur autre chose et ça a réussi.

  • Réutiliseriez-vous avec d’autres patients pour un même soin ?

Pour cette application, je trouve que c’est une super solution : comme les gens sont là entre 30 minutes et 1 heure, on ne peut pas toujours être auprès d’eux et c’est un peu long : surtout quand on fait une application sur les mains, elles sont bloquées et ils ne peuvent pas faire grand-chose…

  • Et utilisez-vous Bliss régulièrement, pour d’autres soins ?

Oui, j’utilise beaucoup Bliss pour les biopsies ostéo-médullaires (BOM) avec le docteur le Dû,  ici l’intention est plutôt antalgique, ça va au-delà de la distraction, c’est très bien !

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